Energie par fusion froide: mythe ou réel progrès pour l'humanité

Malgré toutes les controverses autour de la fusion nucléaire froide , cette méthode fait partie des espoirs de produire de l'électricité propre et infinie.

L’énergie produite par fusion froide fait régulièrement parler d’elle. Entre controverses et nouvelles recherches, la quête d’une énergie inépuisable, propre et sure est toujours en cours. Découvrons ensemble cette réaction nucléaire, de sa découverte aux perspectives actuelles.

fusion froide argent

L’énergie par fusion froide : une réaction nucléaire propre et écologique

Le phénomène de fusion froide, aussi nommée réaction nucléaire à basse énergie (LENR en anglais) fait l’objet de recherches scientifiques depuis les années 50. Ce serait la solution pour produire une énergie propre, infinie et sans déchet radioactif dangereux.

Le principe repose sur la fusion de deux atomes au cours de laquelle se produirait un dégagement d’une grande quantité d’énergie, le tout à température ambiante. Contrairement au réacteur ITER dont la fusion nucléaire doit se faire, comme dans le soleil, à une température extrêmement élevée avoisinant les 150 millions de degrés.

La fusion froide serait donc plus simple à mettre en œuvre techniquement car un confinement thermique n’est pas nécessaire. Et pourtant, cette nouvelle source d’énergie n’est pas encore utilisable.

La production d’énergie froide au cœur des controverses

Ces réactions nucléaires font régulièrement l’objet d’un petit tapage médiatique, à commencer par leur découverte par Pons et Fleischmann en 1989. Les deux physiciens avaient alors publié dans le Financial Times cette expérience, sans passer par la revue scientifique classiquement adoptée en recherche.

Leur production d’énergie suite à l’électrolyse de palladium dans de l’eau lourde n’ayant jamais pu être reproduite, la fusion froide a longtemps été discréditée et critiquée.

Cependant de nombreux chercheurs continuent d’explorer cette source d’énergie. On citera Rossi et Focardi dont les travaux ont permis la création d’un catalyseur d’énergie, l’E-cat, en 2011. Leur machine a d’ailleurs obtenu un brevet en 2015 et a aussitôt soulevé des controverses malgré de forts investissements privés à but commercial.

Financement : Des nouveautés concernant les LENR ?

Actuellement, il n’y a pas de preuve réelle validant l’existence de la fusion froide. Mais de nombreuses théories existent, elles, et poussent de grands organismes à financer de nouveaux travaux.

En effet, en 2020 la NASA, ainsi que l’US Navy en 2021, ont entamé de nouvelles recherches pour enfin valider l’existence de ce type de fusion nucléaire tant les espoirs pour l’humanité sont importants. En plein réchauffement climatique, il devient urgent de trouver une source d’énergie non polluante.

C’est aussi en poursuivant cette idée que Google avait aussi financé en 2015, 4 ans de recherche autour de la fusion froide. La trentaine de chercheurs impliqués alors n’a malheureusement, une fois de plus, pas conclu en l’existence de la fusion froide.

La fusion nucléaire qu’elle soit froide ou thermonucléaire reste une piste indispensable. Mais, comme l’expliquait Bernard Saouatic, Ingénieur au CEA lors d’une interview pour le Huffington Post en 2016 « _à moins d’une percée scientifique imprévisible, mieux vaut ne pas compter sur l’énergie de la fusion pour nous sortir de la crise environnementale actuelle. _»

Il n’en reste pas moins que la recherche continue afin de découvrir des méthodes écologiques pour produire toujours plus d’énergie.

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